Port-au-Prince, juillet 2026 – Un regroupement de partis politiques, d’organisations sociales et de personnalités publiques haïtiennes a publié une Déclaration solennelle pour le salut de la République et la sauvegarde du processus électoral, exprimant de vives préoccupations face à l’évolution de la crise préélectorale dans le pays.
Dans ce document, les signataires estiment que le pouvoir exécutif s’éloigne de sa mission principale, qui consistait à rétablir un climat sécuritaire favorable à la tenue d’élections libres, honnêtes et inclusives en 2026. Ils considèrent que cette responsabilité n’a pas été pleinement assumée alors que le pays continue de faire face à de graves défis sécuritaires.
Les forces politiques et sociales rappellent que, conformément à l’article 191 de la Constitution haïtienne, le Conseil Électoral Provisoire (CEP) est l’institution chargée de la gestion et de la direction des opérations électorales. Elles soutiennent que l’indépendance du CEP constitue une condition essentielle à la crédibilité des futurs scrutins.
Le document accuse également le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé d’avoir provoqué un conflit avec le CEP et d’avoir tenté de réduire l’autonomie de cette institution à travers un décret transférant certaines de ses prérogatives à un Directeur général. Les signataires qualifient cette décision d’atteinte à l’ordre démocratique et dénoncent ce qu’ils considèrent comme une volonté de contrôle du processus électoral.
Face à cette situation, les organisations signataires appellent la communauté internationale à poursuivre son soutien au CEP dans la défense de ses prérogatives constitutionnelles.
Elles invitent également les syndicats, les organisations de la société civile, le secteur privé ainsi que l’ensemble des citoyens à demeurer vigilants et mobilisés pour la protection des institutions démocratiques.
La déclaration se conclut par un rejet de toute « mascarade électorale » et par une demande de rétablissement immédiat de l’indépendance du CEP afin de garantir des élections crédibles, transparentes et souveraines.
Parmi les signataires figurent notamment des représentants du RDNP, de l’EDE, de Debout Citoyen, de la Nouvelle Orientation, du SDP, de l’INITE, de la plateforme Solidarité, ainsi que plusieurs personnalités politiques et membres de la société civile.
« Le temps de la vigilance et de la résistance citoyenne pour sauver la démocratie haïtienne est arrivé », affirment les signataires dans leur déclaration.
