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CSCCA : des accusations de politisation mettent en question l’indépendance de l’institution

Port-au-Prince le 18 septembre 2026

La Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA) se retrouve au centre d’une controverse autour de son indépendance et de sa neutralité politique.

Le militant Majesté, de la structure politique FREN, accuse le président de la CSCCA, Rogavil Boisguéné, d’être lié à une structure politique baptisée « Inisyativ pou Devlopman Ayiti (IDA). Selon ses déclarations, le chef de cabinet du président de la Cour, Michelet Simplice, occuperait la direction de cette structure politique.

Majesté affirme également que Rogavil Boisguéné, en lien avec l’ancien président Jocelerme Privert, utiliserait sa position institutionnelle pour faire obstacle à certains adversaires politiques. Il évoque notamment la question des comptables de deniers publics, domaine relevant des compétences de la CSCCA.

Autre accusation avancée : le président de la Cour utiliserait des ressources ou des nourritures provenant du Fonds d’assistance économique et sociale (FAES) dans le cadre d’activités politiques au profit de son camp.

Ces allégations, qui restent à vérifier, soulèvent néanmoins une question institutionnelle majeure. La CSCCA est chargée du contrôle de la gestion des finances publiques et du jugement des comptes des comptables publics. Son autorité repose donc largement sur son indépendance et son impartialité.

Si ces accusations étaient confirmées par des éléments probants, elles poseraient de sérieuses questions sur la séparation entre responsabilités institutionnelles et engagement politique.

Dans tous les cas, la controverse appelle des clarifications publiques et documentées. La Cour des comptes doit rester au-dessus des intérêts partisans afin de préserver la confiance des citoyens dans le contrôle des deniers publics.

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