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Cahier de Jovenel Moïse : vérité cachée ou déclaration imprudente ?


Les récentes déclarations de Rudy Sanon, affirmant que le cahier de notes de l’ex-président Jovenel Moïse serait entre les mains de Pierre Espérance, viennent raviver les zones d’ombre autour d’un dossier déjà complexe. Dans un contexte où la justice tente encore d’établir les responsabilités dans l’assassinat du 7 juillet 2021, une telle affirmation ne peut être considérée comme anodine.


En cherchant à défendre Pierre Espérance, Rudy Sanon ne risque-t-il pas, au contraire, de l’exposer davantage ? Car au-delà de l’intention affichée, c’est la portée des propos qui interpelle. Pierre Espérance, faut-il le rappeler, est avant tout le responsable d’une organisation de défense des droits humains, et non un acteur directement impliqué dans l’appareil judiciaire.

Dès lors, comment expliquer qu’un document potentiellement aussi sensible se retrouve évoqué en lien avec lui ? S’agit-il d’une information vérifiée, d’une confidence mal interprétée ou d’une déclaration imprudente ?


Ces interrogations sont d’autant plus légitimes que, parallèlement, certaines voix médiatiques influentes montent au créneau. Lors d’une interview accordée à Boss Bens, le journaliste de renom Yvenert Foeshter Joseph, très actif sur les réseaux sociaux, a estimé que la DCPJ devrait mettre Pierre Espérance à disposition de la justice afin de lui permettre de s’expliquer clairement sur ces allégations.

Une telle démarche viserait moins à accuser qu’à clarifier : existe-t-il réellement un tel cahier ? Si oui, dans quelles circonstances aurait-il été récupéré et pourquoi n’a-t-il pas été versé officiellement au dossier ?


Par ailleurs, la présence récente de Pierre Espérance dans l’enceinte de la Cour d’appel, où le dossier est en cours de traitement, ne fait qu’alimenter davantage les spéculations. Simple coïncidence ou élément à considérer dans l’ensemble du puzzle judiciaire ?


Dans une affaire aussi sensible, chaque parole compte et peut soit éclairer, soit troubler la vérité. À défaut de rigueur et de prudence, le risque est grand d’aggraver une situation déjà fragile, au détriment de la justice et de la quête de vérité.

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