Port-au-Prince, le 25 juin 2026 – Une vingtaine d’organisations politiques et sociopolitiques ont publié une note conjointe exprimant leurs vives préoccupations face à l’évolution du processus électoral et à la dégradation des conditions de vie de la population.
Les signataires dénoncent un contexte marqué par l’insécurité, la crise économique, la montée de la violence des gangs et l’absence, selon eux, de garanties suffisantes pour la tenue d’élections libres, transparentes et crédibles.
Dans leur déclaration, ils critiquent plusieurs décisions attribuées au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, notamment les changements opérés au sein du Conseil électoral provisoire (CEP) et la nomination d’un directeur général qu’ils jugent doté de pouvoirs excessifs.
Ils estiment également que le décret électoral adopté le 2 juin 2026 alimente les inquiétudes quant à la volonté des autorités d’organiser des élections inclusives et impartiales.
Les organisations signataires évoquent aussi la persistance de l’insécurité, l’absence de résultats dans la lutte contre les groupes armés et la situation humanitaire qui touche des millions de personnes déplacées.
Elles dénoncent par ailleurs ce qu’elles qualifient de soutien excessif d’une partie de la communauté internationale au gouvernement, estimant que cette attitude affaiblit les exigences de transparence et de redevabilité.
Au regard de ces constats, les signataires considèrent que les conditions actuelles ne favorisent pas un processus électoral crédible.
Ils lancent un appel à l’ensemble des forces vives du pays pour l’ouverture d’un dialogue national inclusif, qu’ils présentent comme une étape essentielle en vue de créer les conditions d’élections démocratiques et d’une sortie durable de la crise.
