Le silence des autorités judiciaires face à certaines accusations publiques devient de plus en plus difficile à comprendre.
Dans une émission intitulée « SE SA NOU VLE », diffusée sur les plateformes Facebook et YouTube de Team Rudy Officiel, Pierre Espérance, responsable d’une organisation de défense des droits humains, a tenu des propos particulièrement graves concernant Junior Bonheur, présenté comme proche du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
Selon Pierre Espérance, Junior Bonheur serait en connivence avec des groupes criminels. Pour étayer ses déclarations, il évoque notamment l’arrestation de son chauffeur, identifié sous le nom de Chamo, présenté comme présumé impliqué dans une affaire de kidnapping.
Ces accusations sont graves et doivent être prises au sérieux, sans pour autant être considérées comme des faits établis tant qu’une enquête judiciaire ne les a pas confirmées.
C’est précisément pourquoi une question s’impose : pourquoi la justice ne se saisit-elle pas publiquement de cette affaire ?
Si les accusations sont fausses, une enquête permettrait de rétablir la vérité. Si elles reposent sur des éléments sérieux, la justice doit agir, sans favoritisme ni protection politique.
Dans une société ravagée par les gangs, la proximité avec le pouvoir ne doit jamais devenir un passeport pour l’impunité. Le peuple haïtien a droit à une justice indépendante, égale pour tous et capable de poursuivre les puissants comme les faibles.
Le parquet doit donc sortir du silence et faire son travail. La République ne peut pas vaincre les gangs si elle refuse de regarder du côté de ceux qui sont soupçonnés d’entretenir des liens avec eux.
Amos RENEUS
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