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Décret électoral : l’improvisation érigée en méthode de gouvernement

Il faut parfois se demander si l’improvisation n’est pas devenue la principale méthode de travail du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.

Composé de 18 ministères, ce gouvernement peine manifestement à produire un décret électoral cohérent, stable et suffisamment adapté aux réalités sociales et politiques du pays. En moins de quatre mois, le texte a déjà fait l’objet de plusieurs corrections en raison d’irrégularités et de dispositions contestées. Et de nouvelles modifications devraient encore intervenir dans les prochains jours sous la pression des partis politiques.

Un décret électoral n’est pourtant pas un simple document administratif que l’on peut réécrire au gré des contestations. Il constitue un instrument juridique essentiel pour encadrer un processus électoral appelé à déterminer la représentation politique du pays.

Cette succession de modifications donne également du poids aux critiques formulées depuis plusieurs semaines par Radio Métronome, qui dénonce régulièrement ce qu’elle présente comme les faiblesses et l’incompétence du gouvernement. Elle rejoint aussi les préoccupations exprimées à plusieurs reprises par Me Geurby Blaise sur sa page Facebook, où il a notamment appelé à une réécriture du décret afin de le rendre conforme à la Constitution.

Que l’on partage ou non ces critiques, les faits posent une question légitime : comment un gouvernement de 18 ministères peut-il laisser autant d’irrégularités subsister dans un texte aussi déterminant ?

Le problème n’est pas qu’un décret puisse être amendé. Le problème est de devoir constamment le corriger quelques semaines seulement après son adoption.
À quelques mois des échéances électorales, cette situation ne rassure guère.

Elle donne surtout l’image d’un pouvoir qui avance par tâtonnements, corrige après contestation et semble découvrir ses propres failles au fur et à mesure.

Il est fascinant de voir un gouvernement en mode improvisation autour d’un texte aussi fondamental que le décret électoral.

Par Amos RENEUS, le premier septembre 2026

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