IMG 20260816 WA0001

Élections 2026 : un processus qui inspire déjà la méfiance

À quatre mois des élections annoncées pour le 13 décembre 2026, il est difficile de ne pas exprimer de sérieuses inquiétudes face à un processus qui accumule déjà les zones d’ombre.


Le décret électoral comporte des dispositions contestables et plusieurs failles juridiques dénoncées par des spécialistes. Me Guerby Blaise fait notamment partie des juristes qui ont publiquement soulevé des problèmes liés au texte et aux exclusions qu’il pourrait entraîner.

La question mérite donc d’être posée : pourquoi maintenir à tout prix un texte qui suscite autant de réserves, plutôt que de corriger profondément ses insuffisances ?
L’article 136 est également préoccupant.

Il accorde 100 % de réduction des frais d’inscription aux regroupements réunissant au moins 50 partis. VIKTWA, qui en regroupe 52, bénéficie ainsi de cet avantage. Or, Wilner Joseph, membre du cabinet du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, est également présenté comme représentant de VIKTWA.

Cette proximité ne constitue pas en soi une preuve de favoritisme, mais elle justifie une question légitime : le gouvernement et le CEP garantiront-ils réellement une compétition équitable, ou sommes-nous en train de préparer une élection dont certains connaissent déjà mieux les règles que les autres ?


Pendant ce temps, la population reste largement insuffisamment informée du décret et des procédures d’inscription électorale.


Et que dire de la sécurité ? Les routes restent difficiles d’accès et le climat sécuritaire demeure incompatible avec une participation électorale normale. Le CEP lui-même conditionne le processus à un climat sécuritaire acceptable.


Une élection ne peut pas être crédible si les règles sont contestées, si l’information est concentrée entre initiés et si une grande partie du territoire demeure sous la menace des groupes armés.


Le pouvoir doit donc répondre clairement à une question essentielle : veut-il organiser une véritable élection nationale, libre et équitable, ou simplement respecter une date inscrite sur un calendrier ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *