Le directeur général de la compagnie de transport scolaire Dignité, Didier Bénel, hausse le ton contre son prédécesseur, Pierre Richard, et Lunie Joseph, qu’il accuse de mener une campagne de dénigrement visant à perturber le fonctionnement de l’institution, notamment dans les villes de province.
Lors d’une conférence de presse tenue le 13 octobre 2026, le responsable a affirmé que les personnes mises en cause s’appuieraient sur d’anciens employés placés en disponibilité depuis 2021 pour entraver les activités de la compagnie dans plusieurs régions du pays. Il leur a adressé une mise en garde, dénonçant des pratiques qu’il juge préjudiciables à la bonne marche de l’institution.
Didier Bénel a également dressé un bilan des difficultés rencontrées à son arrivée à la tête de Dignité. Selon lui, l’administration souffrait d’importantes insuffisances matérielles et bureaucratiques, notamment de l’absence d’équipements essentiels comme des ordinateurs et des climatiseurs. Il affirme avoir entrepris des démarches pour renforcer la structure administrative et améliorer les conditions de fonctionnement de l’organisme.
Le directeur général évoque aussi des initiatives visant à apporter une assistance aux cadres confrontés à des situations difficiles.
Sur le plan opérationnel, l’administration actuelle met en avant le développement de nouveaux circuits de transport scolaire dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, afin de faciliter les déplacements des élèves vers leurs établissements et leur retour à domicile. Des efforts sont également évoqués dans plusieurs départements, notamment les Nippes, le Nord, le Sud et la Grand’Anse.
À travers cette sortie publique, Didier Bénel entend défendre le bilan de son administration et réaffirmer sa volonté de poursuivre la réorganisation de Dignité. Le directeur général a notamment affirmé que Pierre Richard et Lunie Joseph envisageraient de reprendre la direction de l’institution, alors qu’ils auraient passé près de trois ans à sa tête sans, selon lui, entreprendre d’actions significatives.
Il est à noter que, selon plusieurs observateurs, c’est la première fois que l’institution bénéficie d’un leadership aussi structuré. Ils soulignent notamment que les salaires sont désormais versés régulièrement tous les deux mois et que l’administration est mieux organisée.
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