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Crise à l’AGD : des milliards annoncés, des salaires introuvables


Port-au-Prince, 29 avril 2026 — La situation au sein de l’Administration générale des douanes (AGD) devient de plus en plus préoccupante. Alors que l’institution multiplie les conférences de presse pour se féliciter de performances jugées “historiques” en matière de recettes, la réalité interne semble raconter une toute autre histoire.


Ce mercredi, des employés en colère ont franchi un cap en empêchant l’accès au bureau du directeur général, Gérald Remplais. À l’origine de ce mouvement : plusieurs mois d’arriérés de salaire, notamment pour les contractuels, ainsi qu’un profond malaise face à la gestion de l’institution.


Le contraste est saisissant. D’un côté, des chiffres avancés à coups de milliards de gourdes collectées mensuellement ; de l’autre, des travailleurs qui peinent à percevoir leur rémunération. Cette dichotomie soulève des interrogations majeures sur la transparence et la gestion des fonds publics au sein de l’AGD.


Comment expliquer que des recettes aussi importantes ne permettent pas d’assurer le paiement régulier du personnel ? Où vont réellement ces fonds ?

Autant de questions qui alimentent la frustration et renforcent la méfiance des employés.


Au-delà des revendications salariales, les protestataires dénoncent également une gestion jugée opaque et peu rigoureuse. Certains vont jusqu’à évoquer une possible dilapidation des ressources de l’institution, des accusations graves qui, si elles sont fondées, exigeraient des réponses urgentes des autorités compétentes.
Face à cette situation, les employés appellent le chef du gouvernement à agir rapidement, notamment en procédant au remplacement du directeur général. Pour eux, il en va non seulement de la stabilité de l’institution, mais aussi de la crédibilité de l’État dans la gestion des deniers publics.


À mesure que la crise s’installe, une chose devient certaine : entre communication officielle et réalité interne, le fossé ne cesse de se creuser.

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