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Les personnalités sanctionnées exclues du processus électoral, selon une disposition du nouveau décret électoral


Port-au-Prince, 11 juin 2026 – Les personnes visées par des sanctions internationales imposées notamment par les États-Unis ou le Canada pourraient être écartées de la prochaine compétition électorale en Haïti.

C’est ce que laisse entendre une disposition du décret électoral publié le 2 juin dernier, rapportée par Radio Télé Métronome.
Selon l’article 153, alinéa 20, tout candidat souhaitant participer aux élections devra présenter un certificat délivré par la Banque de la République d’Haïti (BRH). Ce document doit attester de sa solvabilité financière et de sa bonne conduite bancaire.

Il doit notamment confirmer que le postulant n’est ni insolvable, ni en faillite, ni frappé d’une interdiction d’émettre des chèques, et qu’il n’est impliqué dans aucun incident de paiement répété.


Dans les faits, cette exigence pourrait avoir des conséquences importantes pour plusieurs personnalités haïtiennes faisant l’objet de sanctions étrangères. En raison des restrictions qui accompagnent généralement ces mesures, les personnes concernées sont souvent exclues du système bancaire formel, ce qui les empêcherait d’obtenir le certificat requis par la BRH.


L’absence de ce document entraînerait automatiquement le rejet de toute candidature, aussi bien pour les scrutins nationaux que locaux. Cette disposition apparaît ainsi comme un mécanisme indirect de filtrage des candidatures.


À travers cette mesure, les autorités électorales entendent renforcer les critères d’intégrité des candidats et contribuer à l’assainissement du processus électoral haïtien.

Le débat reste toutefois ouvert sur les implications juridiques et politiques de cette disposition à l’approche des élections prévues dans le pays.

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