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Réforme électorale : une nouvelle exigence qui interroge les décisions passées du CEP


Le projet de décret électoral introduisant un seuil minimal de 30 000 membres pour les partis politiques ouvre un débat délicat en Haïti.

Car cette exigence intervient après l’agrément de plus de 300 formations politiques par le Conseil électoral provisoire (CEP), dont la majorité n’a jamais été soumise à un tel critère.


Cette situation crée une forme de décalage : des partis légalement reconnus hier pourraient se voir exclus demain du processus électoral, faute de répondre à une condition nouvelle.


Au-delà de la volonté affichée de rationaliser le paysage politique, cette réforme soulève une interrogation de fond : comment justifier que des partis validés par l’institution électorale ne remplissent pas aujourd’hui les standards qu’elle souhaite désormais imposer ?


La mesure pose ainsi la question de la cohérence institutionnelle et du rôle du CEP dans la régulation du système partisan.

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