Port-au-Prince, 1er mai 2026. Le gouvernement haïtien accélère ses efforts dans les quartiers à risque. La ministre de la Planification, Sandra Paulemon, a rencontré le 30 avril une délégation du Programme des Nations Unies pour le développement pour faire avancer plusieurs projets de stabilisation financés par le Peacebuilding Fund.
Au cœur des discussions : trois programmes jugés prioritaires. Le premier cible directement la réduction de la violence communautaire dans les zones les plus exposées.
Le second mise sur les jeunes et les femmes pour renforcer les mécanismes locaux de paix. Le troisième, déjà en cours, vise à rétablir l’autorité de l’État et à améliorer les relations avec les citoyens.Les interventions concernent plusieurs foyers de tension, notamment Martissant, Bel-Air, Solino et Carrefour-Feuilles dans l’Ouest, ainsi que des zones de l’Artibonite et du Nord.
L’approche se veut adaptée à chaque territoire.
Dans l’Artibonite, l’accent est mis sur l’agriculture pour soutenir les moyens de subsistance. Dans l’Ouest, les projets accompagnent les opérations sécuritaires en cours. Dans le Nord, les autorités misent sur les petites et moyennes entreprises pour offrir des alternatives économiques aux jeunes.
Des actions spécifiques sont également prévues pour les femmes victimes de violences, particulièrement dans les quartiers les plus exposés.
La ministre a insisté sur une stratégie globale combinant sécurité, développement économique et actions sociales, avec un objectif clair : obtenir des résultats rapides sur le terrain.
Un signal d’accélération, alors que la pression reste forte dans plusieurs zones urbaines du pays.
